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Se syndiquer

Se syndiquer...

POURQUOI?

 

        

  •    D'ou vient le syndicalisme?
   
  •    Qu'est ce qu'un syndicat?

  •    Pourquoi se syndiquer?

  •    Pourquoi SUD?

 

 D'ou vient le syndicalisme?

 

 

Le syndicalisme tel que nous le connaissons aujourd’hui  prend ses racines au 19e siècle. C’est le capitalisme lui-même qui a créé les conditions objectives pour son émergence: en créant de fait une classe ouvrière (en lien avec l’industrialisation) de plus en plus concentrée dans de grandes entreprises, le système capitaliste facilitait ainsi les conditions pour que se mette en place une solidarité entre les travailleurs afin de se défendre face aux conditions de travail insupportables.

Elle permettait également que ceux-ci prennent conscience plus facilement de ce qui fait leur force: leur nombre.

Quelques dates ...

La révolution Française de 1789, tout en jetant les bases du capitalisme en FRANCE, était aussi le fruit d’une situation économique et idéologique permettant de « repenser le monde ».

Clubs de discussion et corporations se multiplient, et des contradictions naissent rapidement entre les « bourgeois » et les « bras nus ». Très vite donc, il faut empêcher le développement d’idées favorables aux « bras nus ».

Dès 1991, la loi « Le Chapelier » interdit les regroupements professionnels et les coalitions, en particulier la grève. Le travailleur est isolé, il lui est interdit de s’unir pour défendre un intérêt collectif.

En 1803, le livret ouvrier est institué, donnant quasiment droit de vie et de mort de l’employeur sur l’ouvrier: celui qui n’en possède pas est considéré comme vagabond et est sujet aux tracasseries de la police.

C’est dans ces conditions que se crée une classe ouvrière avec l’essor de la révolution industrielle. Les ouvriers travaillent 12 à 15 heures par jour, dans des conditions très dures et précaires, avec des retenues de salaire et des amendes.

Face à cette situation très sombre, se créent des sociétés de secours mutuel, sensées répondre aux problèmes posés par la maladie ou les accidents. De fait  elles contournent l’interdiction des coalitions et sont un lieu de discussion sur les conditions de travail. Souvent défensives, ces organisations vont devenir plus offensives à partir de 1830 et la révolution des « trois glorieuses ».

 

La révolte des Canuts Lyonnais (travailleurs de la soie) en 1831,est la première véritable expression de la lutte des classes. Elle met en lumière la communauté d’intérêts des travailleurs, le droit de vivre de son travail, et sera réprimée dans le sang.

La révolution de 1848, en FRANCE et à travers l’Europe, marque la conscience d’une exigence de « démocratie sociale », porteuse d’une conception autonome de la classe ouvrière.

La deuxième partie du 19e siècle, avec l’essor industriel marque l’affirmation du mouvement syndical.

Vers 1860, il y a une multiplication de grèves. L’Empire autoritaire de Napoléon III se fait plus conciliant et tolérant envers les organisations ouvrières, afin de s’attirer la bienveillance de la population envers sa politique extérieure, guerrière.

Des lois importantes vont se succéder comme celle du 25 mai 1864, qui abroge le délit de coalition: la grève n’est plus un délit.

La création de l’Association Internationale des Travailleurs en 1864 sous l’égide de Karl Marx est une nouvelle étape dans l’affirmation de la lutte des classes par delà les frontières et les langues.

L’existence des sociétés d’entraide et de résistance, conjuguées à l’élaboration des doctrines « socialistes » donnent naissance à des projets politiques de démocratie « socialiste ».

Le 18 mars 1871, le peuple Parisien se soulève, et gère lui-même ses affaires, sans l’état: c’est la Commune de Paris.

Situation intolérable pour la bourgeoisie, la répression va une nouvelle fois être sanglante: 35 000 morts et 150 000 condamnations à la déportation et à la prison.

Pour désamorcer une possible nouvelle explosion, et ayant eu très peur de tout perdre,la bourgeoisie fera le choix d’une politique de légalisation du mouvement ouvrier afin de mieux le contrôler.

 

En 1874, la loi institue le corps de l’inspection du travail.

Le 21 mars 1884, la loi Waldeck Rousseau accorde la liberté syndicale. Les syndicats sont officiellement autorisés

Deux grands courants vont alors se structurer:

1Les bourses du travail.

Dès 1886 une bourse du travail est créée à Paris par le Conseil municipal. De nombreuses villes suivent: des salles, des bureaux, de la documentation sont mises à disposition des syndicats par les municipalités. Ces bourses du travail organisent les syndicats « horizontalement », en interprofessionnelles et vont de fédérer en 1892 pour créer le Fédération Nationale des Bourses du Travail.

2 - La Fédération Nationale des Syndicats.

D’autres organisations sont structurées sur la base du métier, par branche professionnelle (verticalement), de la ville vers le département puis vers le national.

Ces deux conceptions du syndicalisme vont s’opposer, mais les deux fédérations vont  fusionner sous la pression des militants de base qui supportent mal cette situation.

En 1895 sont jetées les bases de la Confédération Générale du Travail (CGT), officiellement et définitivement créée en 1902.

La suite sera une succession de scissions et de réunifications, en lien avec les débats et la situation politique nationale et internationale (1ere et 2eme guerre mondiale, révolution russe, guerre froide, etc.).

FO, l’UNSA et la FSU, sont l’aboutissement de scissions de la CGT.

La CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail) est elle issue du syndicalisme chrétien. En 1919, est créée la CFTC (Confédération des Travailleurs Chrétiens) avec l’aide de Rome et de la papauté, afin de ne pas laisser le terrain à la CGT.

En 1964, la CFTC subit une scission majoritaire donnant naissance à la CFDT, qui refuse la confessionnalisation du syndicalisme et donc la référence à la chrétienté.

Quant à SUD, nous sommes essentiellement issus de la CFDT, à partir des syndicats exclus de celle-ci lors d’importantes mobilisations en 1988, dans les PTT et la Santé.

 

 Qu'est ce qu'un syndicat?

 

 

Le syndicat est la base d’organisation des salariés-es qui se rassemblent pour défendre ensemble leurs intérêts communs et individuels.

Cette démarche présuppose que le salarié considère qu’il a des intérêts communs avec les autres salariés.

Cela n’est bien sûr pas automatique, et la mise en concurrence des salariés entre eux par les employeurs, qu’ils soient privés ou publics, est bien sûr le principal obstacle à la compréhension de cette communauté d’intérêt. C’est d’ailleurs une des causes de la faiblesse du syndicalisme aujourd’hui.

 

L’histoire sociale et politique, l’histoire du mouvement syndical et des luttes sociales montrent que les droits sociaux n’ont jamais été accordés facilement.

Ces droits sont issus des luttes et ils évoluent au gré des rapports de force.

Le patronat a toujours voulu rogner ces droits, les nier et les faire régresser. Il a toujours cherché à les utiliser à son profit.

Le syndicalisme a pour vocation de faire respecter ces droits, de les élargir et d’en gagner de nouveaux.

Le  syndicat offre  donc un cadre d’organisation et de réflexion collective, de formation et d’action.

 

La construction d’un syndicat n’est pas une fin en soi. Ce n’est qu’un outil mis à la disposition des salariés, au service de leurs luttes, de leurs droits, de leur émancipation, pour le progrès social.

Le syndicalisme va donc bien au-delà du seul périmètre de l’entreprise: de nombreuses luttes renvoient à un domaine beaucoup plus large  et  soulèvent des questions qui concernent l’ensemble de la société. Pour nous, le syndicalisme doit donc être un syndicalisme de transformation sociale.

Même si l’action dans l’entreprise est indispensable et constitue le premier élément du rapport de force, elle n’est pas suffisante.

Par exemple, comment aborder la question des conditions de travail et des horaires de travail d’une entreprise très féminisée, sans prendre en considération ce que vivent les femmes dans la société, en particulier leurs charges familiales?

 

 

 

C’est pourquoi nous sommes très attachés à l’esprit de la Charte d’Amiens ( qui  est une résolution du 9eme congrès de la CGT en 1906). Dès sa naissance, le syndicalisme s’assignait cette double tâche: défendre au quotidien les travailleurs et l’amélioration immédiate de leurs conditions de travail et la nécessité de transformer radicalement la société, en toute indépendance  partis politiques.

 

Certains pensent que les syndicats ne servent pas à grand-chose et que seuls les grands mouvements populaires sont efficaces.

C’est vrai, mais partiellement ! 

En dehors des périodes de lutte, que resterait-il aux salariés comme outil de défense de ses conditions de travail, de ses droits, de sa dignité … s’il n’y avait pas de syndicat ?

Qui va défendre tel ou tel agent en difficulté avec sa hiérarchie, son employeur ?

Le syndicat est l’outil permanent , proche des salariés, pour cette défense.

 

Cela n’empêche pas, et pour SUD c’est même un principe et un devoir, le syndicat d’être actif dans les luttes: il peut être à l’initiative, il peut apporter l’expérience de ses militants. Il doit apporter son soutien logistique tout en respectant les rythmes du mouvement sans s’imposer comme la direction naturelle et indéboulonnable de la lutte, en laissant toute leur place aux acteurs de la lutte, non  syndiqués  ou des autres organisations syndicales.

 Le syndicat doit donc être un outil au service de tous les salariés, et absolument pas le moyen pour quelques uns d’avoir un quelconque pouvoir.

La seule boussole du syndicalisme doit être l’intérêt des travailleurs, et certainement pas celui de la boutique syndicale.

 

 

 

 

 


Pourquoi se syndiquer?

 

Près de 90% des patrons sont syndiqués .

Pour le plaisir ?

Pour payer une cotisation ?

NON !

Pour défendre leurs intérêts, pour faire valoir leurs droits, pour faire pression sur les pouvoirs publics, pour mettre en commun leurs forces, etc.

Qu’est ce qui fait peur aux patrons et aux employeurs ?

Des salariés organisés, solidaires,des salariés prêts à se battre pour défendre et faire appliquer leurs droits, pour améliorer leurs conditions de travail.

Rejoindre un syndicat c’est faire partie de ces salariés qui refusent  la fatalité, qui veulent changer le cours des choses.

Rejoindre un syndicat c’est aussi apprendre à s’organiser, apprendre à discuter autour d’une table, à réfléchir collectivement, à rassembler les énergies.

Rejoindre un syndicat c’est aussi faire valoir sa dignité de salarié et se faire reconnaître comme individu

Il n’est pas fatal de découvrir l’utilité du syndicat seulement lorsqu’on a un problème personnel et  besoin de soutien.

Se syndiquer, c’est bien sûr payer des cotisations.

Mais cet argent collecté est utilisé au bénéfice de tous, syndiqués et non syndiqués, principalement pour pouvoir faire de l’information (tracts, affiches, brochures, etc.) et pour organiser et soutenir les luttes.

Et lorsque la lutte est payante, elle l’est au bénéfice de tous, pas seulement des syndiqués.

Se syndiquer c’est participer à la construction du lien indispensable pour opposer un réel rapport de force face à toutes les attaques que nous subissons: suppressions d’emplois, laminage des droits sociaux et démocratiques, déréglementation, casse du service public, etc.

Être adhérent à un syndicat est donc avant tout un acte de solidarité qui tourne le dos à l’individualisme.

  

 

Pourquoi SUD?

 

Vous avez effectivement le choix, près de 10 organisations syndicales existent en FRANCE. Alors pourquoi SUD plutôt qu’une autre?

Nous sommes des collègues comme vous, confrontés aux difficultés comme vous, pour beaucoup déçus par les pratiques et les orientations des syndicats traditionnels, d’autres venus au syndicalisme au travers de différentes mobilisations sociales.

Depuis plus de 20 ans de nombreux syndicats SUD se sont créés dans différents secteurs professionnels.

Ce sigle est devenu le symbole d’un syndicalisme différent, près des travailleurs et qui ne renonce jamais.

S pour solidaires des salariés de différentes professions et de différents secteurs d’activité. Nous refusons toute opposition d’une catégorie à une autre, tout corporatisme, tout ordre professionnel. Nous soutenons les titulaires et les précaires. Nous refusons toute discrimination sexiste, raciste, homophobe et agissons pour bannir de tels comportements sur les lieux de travail et dans la société.

U pour unitaires car l’unité maximum d’organisations syndicales et des salariés est un atout indispensable et déterminant pour gagner sur nos revendications. La division fait le jeu des patrons et des employeurs, des directions et du gouvernement. Nous recherchons, malgré les difficultés, en toutes circonstances, sans exclusive ni préalable l’unité d’action avec l’ensemble des organisations syndicales, sur la base des revendications des salariés en lutte.

D pour démocratiques, car notre fonctionnement est transparent, tant dans notre vie interne que dans notre intervention extérieure. Par exemple, aucune action et négociation ne peut et ne doit se faire sans les salariés, et ils est indispensables que tous aient leur mot à dire.

S’organiser autrement …

Loin de tout sectarisme conduisant à s’autoproclamer défenseurs exclusifs des salariés, SUD Santé Sociaux recherche en permanence l’unité la plus large.

C’est pourquoi dans les mobilisations nous soutenons et prônons une organisation démocratique, regroupant tous les salariés impliqués dans la lutte, syndiqués et non syndiqués: Assemblées générales qui prennent les décisions, collectifs unitaires de lutte pour organiser les actions décidées, etc.

Ces formes d’organisation, loin d’affaiblir le syndicalisme, le régénère, en donnant les moyens aux salariés de se rassembler dans l’unité la plus large et de décider démocratiquement des formes d’actions.

 

 

 

Dernière mise à jour : ( 04-03-2013 )
 
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