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Souffrance au travail
SOUFFRANCE AU TRAVAIL ET HARCELEMENT
 
 
 
« J’ai mal à mon travail »:

La souffrance au travail est loin d’être uniquement liée au harcèlement moral, à la manipulation psychologique de la hiérarchie.
 
Elle peut se développer dans de nombreuses situations de travail comme le rapport des soignants à la mort, les travaux répétitifs ou rigidement organisé, le chantage aux primes, une productivité accrue, des conditions de travail physiques ou chimiques  nocives pour le corps, l’absence de reconnaissance sociale de la tâche effectuée, l’inadaptation de l’activité aux aptitudes et aux besoins du travailleur.
Ce dossier est à la fois une dénonciation et un outil de repérage et un début d’analyse de ces situations. Pour mettre un nom sur les souffrances au travail subies ou craintes. Pour exprimer que les salariés veulent vivre au travail et non pas perdre leur vie à la gagner. Comme arme pour dénoncer et faire cesser ces pratiques. 
 
 
 
 Harcèlement moral au travail, organiser une solidarité collective:

Le harcèlement moral au travail a toujours existé contre les syndicalistes ou certaines individualités refusant de se couler dans le moule. On n’en parlait pas, c’était à chacun de se débrouiller pour résister. Mais le phénomène est devenu massif avec la peur du chômage de masse et un certain nombre de pratiques de gestion du personnel visant à systématiquement éclater les collectifs de travail,  individualiser et culpabiliser les salariés pour mieux les exploiter, utiliser au mieux leur intelligence au travail, voire parvenir à ce qu’ils s’exploitent eux-mêmes.
 
Le harcèlement est aujourd’hui reconnu comme souffrance au travail. Ce sont les féministes qui ont ouvert la brèche avec la reconnaissance et la  pénalisation du harcèlement sexuel dans les années 1980.
 
 
Briser les collectifs de travail:

Il existe plusieurs types de harcèlement moral au travail. Il y a celui pratiqué par un supérieur hiérarchique, plus ou moins pervers, dans le but de faire partir le salarié. Contre son gré. Le résultat est atteint quand le salarié se met en arrêt maladie, il est perdu. On justifie alors, après coup, la situation en dénonçant la fréquence des dits arrêts du salarié qui se plaint tout le temps, pour demander son départ. Au besoin avec l’aide involontaire de la médecine qui mettra la personne en longue maladie ou réforme.

De façon plus organisée, certaines entreprises ont des pratiques de management qui mènent tout droit au harcèlement et à la souffrance au travail.
 
En première ligne, les sociétés et établissements récemment fusionnées ou ceux en voie de restructuration et de privatisation.
 
Le but est de « changer la culture d’entreprise », en clair affaiblir des résistances des salariés.
On pratique donc les mutations, réorganisations de service, suppressions d’emplois internes à grande échelle. On met un salariés de l’ancienne culture au sein d’un roupe acquis à la nouvelle culture.
 
Le but est de pousser à la démission un certain nombre de salariés, ceux qui ne suivent pas. Il y a aussi le harcèlement moral, ressenti par les salariés chaque fois qu’ils ne comprennent pas, et pour cause. On les incite à être autonomes mais s’ils le sont , on le leur reproche, car il faut avant tout obéir à la hiérarchie. La qualité doit être totale mais, en pratique, on leur dit de fermer les yeux sur certains défauts.
 
Depuis plusieurs années, le management est à l’offensive pour essayer de casser les collectifs de travail, casser les résistances. Faire régner l’ordre et la propreté, surveiller les salariés et supprimer toute touche
personnelles, sont des méthodes qui, finalement, ne sont pas très loin de l’interdiction de bavarder dans les ateliers du XIXème siècle.
 
Celles du management participatif, où l’on piège le discours des salariés pour mieux les faire participer à leur propre exploitation.
 
Il y a aussi le système des compétences, où notations intrusives sur les qualités et défauts du salarié se conjuguent avec psychologie de bazar et conseils comportementaux, attaquant directement la personnalité du salarié pour en faire une machine à travailler, sans âme mais avec le sourire.
 
Enfin, pratique ravageuse, la mise au placard relève aussi du harcèlement. Priver le salarié de travail, c’est l’isoler, lui faire perdre le sens de son utilité sociale. Cette méthode vise à déstructurer le salarié, là encore pour le pousser à la démission, voire au suicide.
 
 
 
Une réponse nécessairement collective

Le harcèlement est aussi un révélateur de la situation du salarié dans l’entreprise, soumis à la toute-puissance du patron qui a « droit de vie et de mort » sur le salarié au travers de son emploi, quand il n’y a pas de contre-pouvoir ni de solidarités collectives. Il s’agit d’établissements où l’évolution du travail a considérablement renforcé la charge physique et mentale imposée au salarié. Où l’on ne réglemente lus seulement le travail à effectuer, mais aussi les conditions de sa production, le fameux « savoir être » cher
aux directions du personnel.
Premier acquis de la lutte des salariés, le code du travail annonce: « aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel (article L.122-49).

Un article de cette loi permettait d’obliger l’employeur de démontrer que le salarié n’est pas harcelé mais il vient de sauter.
 
Mais attention, la bataille juridique, si elle peut dans un premier temps s’avérer positive pour le salarié, est longue et coûteuse, et elle ne peut être une victoire que si elle s’accompagne d’une campagne associant les salariés et posant les justes questions sur l’organisation du travail défaillante qui a permis de développement du harcèlement, sur les stratégies de management qui en sont à l’origine. Le harcèlement moral au travail met en lumière et révèle les dérives d’une certaine organisation du travail à la recherche de plus en plus de productivité en niant l’individu pour mieux accroître sa rentabilité.
 
 
Pour SUD, les enjeux de cette bataille contre le harcèlement et la souffrance au travail sont:

• De défendre et reconstruire des collectifs de travail, éléments de base de la résistance.

• De rétablir le sens du travail, un travail structurant, valorisant et utile.

• De faire payer le coût social aux patrons et aux directions.
 
• De défendre des organisations de travail et des équipes stables sans flexibilité.

• De lutter pour l’augmentation des effectifs avec des créations d’emplois statutaires.

• De lutter contre la précarité de l’emploi.

• De combattre les thèses et comportements sexistes, racistes, xénophobes et discriminatoires.

Comment faire devant cette situation?

• Ne pas rester isolé et aborder ces questions en équipe

• Alerter les militants syndicaux
 
 
 
Quelques conseils de lecture:
• « Souffrance en France, la banalisation de l’injustice sociale » C.Dejours, Seuil
• « Le harcèlement moral, la violence perverse au quotidien » M.F. Hirigoyen, Syros
• « Mobbing, la persécution au travail » Ht. Leyman, Seuil
• …….
 
 
...et notre brochure au format pdf!!
Dernière mise à jour : ( 11-03-2013 )
 
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